SOMMAIRE
Introduction
La formation en ressources humaines
L’accès aux métiers des ressources humaines par des formations courtes
L’accès aux métiers des ressources humaines par des formations longues
L’insertion des diplômés en ressources humaines
Le type d’entreprise embauchant les jeunes diplômés
Le taux d’insertion des jeunes diplômés en fonction des diplômes obtenus
Les postes des jeunes diplômés
Le salaire des jeunes embauchés
Le type de contrat des jeunes embauchés
Introduction
La fonction ressources humaines est une fonction de l’entreprise qui met en évidence un ensemble d’activités ayant un rôle spécifique à jouer par rapport à la mission générale de l’organisation. Elle permet de disposer en temps voulu des ressources humaines correspondant à ses besoins en qualité et en quantité. Pour faire court, elle transforme le travail en performance collective.
Cette fonction essaye de promouvoir et de réaliser une meilleure allocation des ressources humaines, de mobiliser le potentiel de chaque salarié et de fédérer les aspirations individuelles et collectives autour de l’organisation. Ceci n’est pas tâche aisée, il est donc important de séparer les champs d’activités de la fonction ressources humaines :
L’administration du personnel qui satisfait l’application formelle du dispositif statutaire relatif à tous les salariés de l’entreprise. C’est la gestion des opérations-paie ou encore le fonctionnement des instances représentatives du personnel.
Le développement des ressources humaines : c’est la gestion des potentiels, la motivation ou encore la gestion de l’emploi.
Elle est donc composée de métiers plutôt techniques et de métiers qui nécessiteront davantage d’expertise.
Ainsi, la fonction ressources humaines est essentielle à l’entreprise et au salarié. En effet, elle intervient dans les différents stades de la carrière d’un collaborateur : lors de son recrutement, de sa formation, de sa paie ou encore lors de sa gestion de sa carrière.
Elle met en évidence plusieurs enjeux car elle permet à l’entreprise de disposer d’un personnel compétent qui améliore la productivité de l’entreprise. De plus, elle contribue à recruter du personnel motivé et efficace. Enfin, elle permet de limiter les dépenses concernant les salaires et d\’accroître la compétitivité de l’entreprise.
Toutefois, elle doit faire face à de nombreuses évolutions. Cela a commencé dès les années 1980 avec l’externalisation de la paie, et la fonction n’est pas prête de stopper son évolution. Aujourd’hui et demain, les Ressources humaines devront faire face à un monde en transformation permanente avec une mondialisation des marchés accrue, à l’apparition et à la disparition de postes, à de nouvelles crises économiques et sociales, à une complexification de la réglementation et l’apparition d’un environnement de plus en plus numérique.
La communication interne et la proximité avec les salariés seront la base des préoccupations des directeurs de ressources humaines pour les années à venir.
De ce fait, les ressources humaines sont un domaine très important, au cœur de l’entreprise. Ce sont des postes incontournables et passionnants, en perpétuelle évolution, c’est pour cela que chaque année, de nombreux étudiants sont attirés par cette fonction et se dirigent vers cette voie pour leurs études. Toutefois, chaque étudiant ne dispose pas du même parcours.
En France, il existe de nombreuses possibilités pour eux afin d’accéder aux métiers des ressources humaines et de s’insérer dans la vie active.
I. La formation en ressources humaines
La fonction ressources humaines regroupe de multiples métiers : chargé de formation, responsable des ressources humaines, chargé de recrutement, assistante ressources humaines, juriste social…
Afin d’accéder à ces métiers, les étudiants ont accès à de nombreuses formations. Il existe des formations courtes et des formations longues. Les formations longues conduisent à un Master tandis que les formations courtes se terminent par une licence professionnelle.
En France, nous avons l’enseignement supérieur privé et l’enseignement supérieur privé. L’enseignement supérieur public est basé sur un schéma (voir ci-dessus). Le cursus universitaire est construit autour de trois diplômes nationaux : licences, masters et doctorats (L.M.D). En parallèle, nous avons également les brevets de technicien supérieur (BTS), les diplômes universitaires de technologie (DUT) ou encore les licences professionnels.
L’enseignement supérieur privé est possible grâce à un des principes fondamentaux : la liberté d’enseignement. En effet, selon la loi “l’enseignement supérieur est libre”. Ainsi, les établissements privés peuvent délivrer aux étudiants un diplôme reconnu par l’Etat comme les BTS ou encore un grade de master. Ils peuvent également préparer les étudiants à une formation d’école de commerce, à un master spécialité ou à un bachelor.
L’accès aux métiers des ressources humaines par des formations courtes
Après le baccalauréat, les étudiants qui se dirigent vers des métiers plutôt techniques comme l’administration du personnel, le recrutement ou encore assistant ressources humaines, auront besoin d’effectuer deux voire trois années d’étude après le baccalauréat.
En premier lieu, nous avons les formations qui sont dispensées dans les Instituts Universitaire de Technologie telles que les DUT. Ils se préparent en deux ans après la baccalauréat. Ils permettent l’insertion professionnelle. L’étudiant peut également décider de poursuivre en licence ou en licence professionnelle.
Afin d’être formé en ressources humaines, le DUT Gestion des Entreprises et des Administrations, option gestion des ressources humaines permet de comprendre et de mettre en pratique le métier d’assistant des ressources humaines. L’option se choisit lors de la deuxième année de DUT.
L’étudiant peut également effectuer un DUT carrières juridiques. Il peut être effectué dans onze IUT différents comme celui de Laon, Grenoble ou encore Rouen. Ce DUT permet d’obtenir une solide connaissance du droit. L’étudiant peut ainsi devenir assistant RH ou encore secrétaire juridique au sein d’une entreprise.
Nous avons également les formations telles que les BTS. Ils sont dispensés dans des Centres de Formation d’Apprentis, dans des lycées publics ou privés, dans des écoles de commerce ou de management.
Différents BTS existent afin de se former aux métiers des ressources humaines :
– Le BTS gestion de la PME : il permet à l’étudiant de devenir le collaborateur direct du cadre ou du dirigeant de la petite ou moyenne entreprise. Il possède surtout des tâches administratives telles que la gestion de la relation avec les clients, la gestion des ressources humaines, la maîtrise de la communication et des finances. Ainsi, ce BTS n’est pas basé exclusivement sur les ressources humaines, il touche l’ensemble de la gestion opérationnelle de l’entreprise.
– Le BTS support à l’action managériale : l’étudiant acquiert un rôle d’interface entre les relations internes et externes de l’entreprise. Il assiste son responsable et s’occupe de l’administration. Il a également le rôle d’identifier les problèmes et de proposer des solutions.
– Le BTS management commercial opérationnel : l’étudiant est formé pour prendre la responsabilité d’une petite structure. Il devra manager une équipe, gérer la relation avec le client et mettre en oeuvre une démarche commerciale.
→ Ainsi, ces BTS ne sont pas pas spécifiques aux ressources humaines. Ils peuvent déboucher sur d’autres métiers. Ils donnent simplement des bases à celles-ci. Afin de se spécialiser, il est nécessaire pour l’étudiant de continuer dans une licence professionnelle qui aura pour domaine principal : les ressources humaines.
Aux côtés du BTS et du DUT, nous avons les DEUST (le diplôme d’étude universitaire scientifique et technique) qui sont enseignés uniquement à l\’université. Ce sont des diplômés nationaux. En effet, ce diplôme est organisé en quatre semestres (trois semestres de cours théoriques et un semestre de stage en entreprise). Celui-ci permet aux étudiants de se préparer à la vie professionnelle de manière rapide.
Le DEUST est accessible à la suite de l’obtention du baccalauréat.Toutefois, très souvent, l’université demande une année d’étude minimale à avoir afin de pouvoir l’effectuer. Il peut être un moyen pour des salariés de se réorienter. Concernant la poursuite d’étude, ce diplôme permet une professionnalisation immédiate. Cependant, la majorité des personnes choisissant cette formation poursuive en licence professionnelle.
Par exemple, l’université de Grenoble II a mis en place un DEUST technicien de la gestion des ressources humaines dans les entreprises et les administrations. En l’espèce, la formation dure une année et est accessible aux personnes ayant un Bac + 1 minimum ou ayant une expérience professionnelle de cinq minimum, ce qui peut permettre une validation des acquis.
De ce fait, l’ensemble de ces formations d’une ou de deux années peuvent être complétées par une licence professionnelle spécialisée en ressources humaines. Il en existe plus de quatre vingt en France. La licence professionnelle est une formation d’une durée d’un an. Ce qui confère à l’étudiant un bac +3.
Le principal objectif est d’acquérir les compétences de base des ressources humaines : la formation, l’administration du personnel, le recrutement ou encore la paie. Elle peut être effectuée dans les universités et plus particulièrement dans les IUT et les IAE.
Voici quelques exemples de licences qui existent en France :
La licence professionnelle “Métiers de la gestion des ressources humaines” dispensée à l’IUT Sénart-Fontainebleau, également présente à l’IAE d’Amiens.
La licence professionnelle “Gestion des Ressources Humaines Spécialité Développement des Compétences et Formation Professionnelle” de l’Université François Rabelais à Tours
La licence Professionnelle “ Gestion des Systèmes d\’Information de la Paie” de l’IAE de Lyon : elle est accessible aux étudiants ayant obtenu un DUT ou un BTS. Elle est également permise pour les validations d’acquis de l’expérience.
La licence “Gestion des Ressources humaines” enseigné au conservatoire national des arts et métiers (CNAM) notamment à Compiègne ou Amiens. Celle-ci doit être effectuée en contrat d’alternance. Elle peut être également réalisée dans le cadre d’un compte personnel de formation de transition professionnelle, d’un plan de formation de l’entreprise. Elle est accessible aux demandeurs d’emploi.
Nous avons aussi les bachelors qui peuvent former de manière assez rapide aux métiers des ressources humaines. Un bachelor amène à un niveau bac+3. L’étudiant peut intégrer un bachelor après un baccalauréat ou après un BTS ou un DUT. Celui-ci peut être réalisé dans des écoles de commerce, de management, de ressources humaines et de gestion.
Des écoles spécialisées délivrant un titre existent pour une professionnalisation assez rapide. Elles sont accessibles après le baccalauréat ou un bac+2. Nous avons par exemple :
Ascencia Business School, Bachelor Ressources Humaines : les deux premières années sont assez généralistes. Elles permettent d’appréhender l’ensemble des métiers présents dans l’entreprise. La troisième année est une spécialisation dans les ressources humaines avec des cours de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, de recrutement, de formation professionnelle ou encore de gestion de projet.
L’école IGS-RH présente à Paris, Lyon ou Toulouse : cette école est la référence en matière de management des ressources humaines. Le bachelor peut être effectué à Paris ou à Lyon. Chaque année est complétée par un stage en France ou à l’étranger de cinq à six mois. Il permet de devenir opérationnel en ressources humaines pour pouvoir parvenir aux postes d’assistant RH, gestionnaire de paie ou encore de chargé de mission RH. La formation peut se poursuivre en cycle Mastère.
Sup des RH : c’est une école qui possède 100% de ses enseignements dans le domaine des ressources humaines. Nous avons tout d’abord le bachelor “Human and Business Management” qui se prépare en deux ans puis un bachelor ressources humaines qui se prépare en un an.
ESGRH : cette école délivre un bachelor ressources humaines ou un titre gestionnaire de paie en deux années.
Un étudiant peut également passer par une licence générale pour accéder aux métiers des ressources humaines. La majorité des cas continuent en master pour obtenir une spécialisation en ressources humaines. Les licences générales sont dispensées par les universités. Aucune licence générale en France n’est tournée exclusivement vers les ressources humaines. L’étudiant peut donc effectuer différentes licences à l’université en fonction de ses goûts et qui ont un lien avec les ressources humaines :
une licence en droit
une licence en psychologie
une licence en économie
une licence en gestion
Ces licences générales s’effectuent dans les universités en trois années.Chaque université propose ce type de formation. Toutefois, ils devront obligatoirement se spécialiser en poursuivant leurs études vers une licence professionnelle en ressources humaines ou un master.
Pour les personnes salariées, qui veulent reprendre leurs études, des certifications existent. En effet, ce sont des formations assez courtes, payantes et éligibles au compte personnel de formation. Nous avons différentes certifications. Par exemple, nous avons la certification avec tutorat du cycle formation à la fonction ressources humaines. Elle est délivrée par un jury Cegos, qui est un l’un des leaders mondiaux de la formation professionnelle continue. Elle atteste la maîtrise de la fonction.
Il existe également des formations de quelques jours pour perfectionner les salariés quant à leur maîtrise des ressources humaines : des formations sur la pratique des ressources humaines, sur le recrutement et la marque employeur, sur la rémunération ou encore sur le pilotage RH et le contrôle de gestion sociale.
B. L’accès aux métiers des ressources humaines par des formations longues
A la suite de son bac + 3 obtenu par une licence générale en droit, en psychologie ou encore en économie ou par un DUT ou un BTS suivi d’une licence professionnelle, l’étudiant peut choisir de poursuivre vers un bac + 5, c’est-à-dire vers un Master.
En effet, afin d’accéder à des métiers qui nécessitent plus d’expertise avec des enjeux managériaux et stratégiques, tels que responsables des ressources humaines, responsable formation, responsable du développement RH, l’étudiant devra poursuivre ses études et s’orienter vers celui-ci qui sera spécialisé en ressources humaines.
Il existe deux types de master. En effet, nous avons les masters professionnels et les masters de recherche.
Les masters professionnels ont pour vocation à former les étudiants en ressources humaines afin qu’ils accèdent directement à la vie professionnelle. Ainsi, ils peuvent s’orienter vers des masters professionnels accès sur une dominante ayant un lien avec les ressources humaines. Voici quelques exemples de masters pouvant être effectués dans une université :
Master en psychologie du travail
Master en droit social ou en droit du travail
Master en science du management
Toutefois, ils peuvent également se tourner vers un master professionnel en ressources humaines. Très souvent, nous avons les masters en gestion des ressources humaines comme par exemple à Paris I, à l’IAE de Poitiers ou encore à l’IAE d’Amiens. Nous pouvons également avoir des masters différents avec des appellations différentes comme celui à Paris XII “Ressources humaines et stratégie d’entreprises” ou à Evry “Management : dynamique humaine et développement de l’organisation”.
Il existe des masters de recherche en ressources humaines. En effet, certains étudiants ne sont pas encore prêts à se lancer dans le monde du travail, ils décident donc de poursuivre en master de recherche. Au CNAM, il existe le master “Développement des ressources humaines”, à Nancy II “Sciences du travail et de la formation”
Il est également important de mettre en évidence qu’en France, 36 masters sont certifiés Référence RH. Ce réseau mis en place en 2000 permet de garantir des formations d’excellence en ressources humaines. Il regroupe des formations du troisième cycle d’universités et de grandes écoles en gestion des ressources humaines. Cela permet de mettre tout en oeuvre pour que les enseignements sont au maximum en adéquation avec les évolutions de la fonction RH.
Les masters certifiés référence RH sont le Master gestion des compétences et des ressources humaines de l’université Aix-Marseille, le Master sciences du management des ressources humaines de l’IAE d’Amiens, le Master manager RH de Bordeaux, le Master management stratégique des ressources humaines de l’IAE de Grenoble ou encore le Master SIRH de l’IAE de Montpellier.
Toutefois, il existe beaucoup de concurrence entre les universités et les écoles de commerce puisqu’aujourd’hui de nombreuses écoles de commerce et de management proposent des formations bac + 5 en ressources humaines.
Les écoles spécialisées menant à des titres bac +5 peuvent être l’institut de Gestion Social, l’ISFOGEP, l’Isefac RH, Sciences-U Paris, SUP des RH.
En effet, les diplômés des grandes écoles de commerce et des Instituts d\’Études politiques sont très recherchés par les recruteurs.
Par exemple, l\’école de commerce ESCP Europe propose un mastère spécialisé (MS) Management des Ressources humaines et des organisations. Ce diplôme de troisième cycle est l\’un des plus réputé en France dans le domaine des ressources humaines. Il offre également la possibilité de suivre un cursus à l\’université américaine de Cornell.
Sciences po Paris délivre aussi un master Gestion des Ressources humaines (bac+5). Par ailleurs, la grande école de communication CELSA propose également des formations spécifiques au secteur (licence et master professionnel Ressources humaines et communication).
Enfin, Sup des RH ou l\’école IGS propose un large choix des formations en alternance puisqu’à la suite du bachelor ou de la formation bac + 3 que l’étudiant a effectué, il peut se tourner vers un de leur master.
Aux côtés des masters, nous avons les diplômes d’université. Ce sont des diplômes propres à une université contrairement à une licence ou un master qui sont des diplômes nationaux, nous les appelons des diplômes dits « diplômes d’établissement ». Ils ne rentrent pas dans le système LMD et n’est soumis à aucun contrôle du Ministère de l’Enseignement Supérieur. Leur reconnaissance sur le marché du travail est assez variable. Il est souvent utilisé pour compléter une formation. Par exemple, l’université de Lille a mis en place un DU expertise RH qui permet de compléter leur Master management RH. Il peut être également un renforcement pédagogique, c’est-à-dire être effectué en même temps qu’un autre diplôme.
Après le Master de recherche, l’étudiant peut se diriger vers un Doctorat. Il se déroule en trois années et est finalisé par une thèse. Nous avons par exemple l’Ecole doctorale de Management Panthéon-Sorbonne qui met en évidence des doctorats en science de gestion. L’IAE de Lille propose également un doctorat en sciences de gestion qui peut être effectué en formation initiale ou en formation continue.
C. Les types de formation
L’ensemble des ces formations, que ce soit courtes ou longues offrent aux étudiants différents types de formation. En effet, lorsque l’étudiant intègre une école, une université ou un lycée, il peut être confronté au choix du type de formation qu’il souhaite ou que la structure qui l’accueille propose.
Nous avons trois types de formation en France:
La formation initiale donne à la personne le statut d’étudiant. Elle prépare l’étudiant pour sa future carrière professionnelle. Elle permet à l’étudiant d’acquérir les compétences de la profession qu’il vise en ayant jamais exercé cette profession.
Cela implique un emploi du temps, des cours théoriques, des vacances coïncident avec celles des vacances scolaires traditionnelles et l’acquittement des frais de scolarité.
Avantages:
L’étudiant possède plus de temps pour se consacrer aux cours théoriques. Il a également toutes ses vacances scolaires.
Inconvénients:
L’étudiant ne met pas en oeuvre ses connaissances théoriques, il ne possède également aucune expérience dans le monde professionnel. Certaines formations comme celles du CNAM oblige les étudiants à posséder un contrat en alternance. De ce fait, certaines formations ne peuvent être effectuées par des étudiants en formation initiale.
La formation en alternance est un type de formation qui se répand de plus en plus. En effet, beaucoup de formations proposent aujourd’hui des cursus en alternance. En 2017, il y avait plus de 420 000 apprentis. Cette formation existe pour tous les types de niveaux : bachelor, BTS, master. De plus, chaque formation propose son propre rythme, cela peut être une semaine sur deux, trois jours/deux jours ou encore 3 semaines/1 semaine.
Le principe est que l’étudiant alterne entre formation théorique et période de travail en entreprise.
Deux types de contrats existent : le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage :
Le contrat d’apprentissage s’adresse aux personnes âgées de 16 à 25 ans (il peut être conclu jusqu\’à 29 ans grâce à la nouvelle réforme de la formation de septembre 2018). Sa durée peut varier entre 6 et 36 mois selon la formation de l’étudiant et le besoin de l’entreprise. L’étudiant peut entrer en formation dans les trois mois précédant ou suivant le début du contrat d’apprentissage.
La rémunération que perçoit l’étudiant varie selon son âge ainsi que l’année de l\’exécution du contrat.
En effet, par exemple un étudiant âgé de 21 ans, effectuant pour la première fois un contrat d’apprentissage, touchera 806,24€. Il faut savoir que le salaire brut correspond au salaire net.
La rupture peut être effectuée unilatéralement par l’employeur ou par l’apprenti durant les 45 premiers jours, d’un commun accord entre les deux parties, à l’initiative de l’apprenti qui doit saisir un médiateur ou pour faute grave.
Le contrat de professionnalisation est quant à lui destiné aux personnes âgées entre 16 à 25 ans. La réforme de la formation professionnelle modifie la durée du contrat (qui peut durer jusqu\’à 36 mois) et met en évidence une possibilité de l’effectuer à l’étranger pour un an maximum. La rémunération dépend de l’âge de l’étudiant également.
Le salaire minimum de base s\’applique aux titulaires d\’un titre ou diplôme non professionnel de niveau bac ou d\’un titre ou diplôme professionnel inférieur au baccalauréat tandis que le salaire minimum majoré s’applique aux personnes ayant un diplôme ou à titre égal ou supérieur au niveau du baccalauréat.
Ainsi, par exemple, un étudiant de 22 ans effectuant un contrat de professionnalisation dans le cadre de la préparation d’un Master gagnera 1216,98€ brut, à cela, il faudra enlever les charges.
Concernant la rupture, le contrat de professionnalisation peut être rompu d’un commun accord entre l’employeur et le salarié ou par la notification du tribunal des prud’hommes.
Avantages:
Le contrat en alternance permet une bonne transition des étudiants de l’université au monde professionnel. Leur insertion en entreprise prend donc peu de temps.
Cela permet à l’entreprise d’embaucher des personne ayant une bonne connaissance du domaine professionnel.
La rémunération du contrat en alternance est également un avantage pour l’étudiant.
Inconvénients:
L’étudiant peut avoir du mal à concilier les cours théoriques et l’alternance, il faut faire preuve de beaucoup d’organisation.
Le rythme d’alternance n’est pas toujours en faveur des deux parties, ce qui peut créer des difficultés d’accord.
La formation continue permet aux personnes ayant rentré dans la vie active de reprendre leurs études. Elle leur permet de continuer à se former et de s’adapter aux nouvelles technologies.Cela contribue à augmenter leur employabilité.
Avantages pour l’entreprise :
Cela permet à l’entreprise d’augmenter sa compétitivité, de valoriser son image vis-à-vis des autres salariés.
Cela permet d’améliorer les qualifications de ses salariés.
Avantages pour le salarié :
Cela améliore l’employabilité du salarié puisqu’il acquiert de nouvelles compétences. Sa motivation est donc plus forte.
Inconvénients pour l’entreprise :
Le choix de la formation ne doit pas être pris à la légère car, avec le grand nombre d’apprentissages disponibles, il est possible de facilement se tromper.
Une formation peut être riche en apports de connaissances mais faible en intérêt personnel. La motivation du salarié peut en prendre un coup.
Peu de personnes sont enclines à accepter une formation continue car pour se faire, il faudra arrêter de travailler ou bien suivre les cours en dehors des heures de travail.
Inconvénients pour le salarié :
Une demande de CIF (Congé individuel de formation) est obligatoire pour les salariés qui souhaitent participer à une formation de longue durée.
Cela oblige le salarié / étudiant à se déplacer au centre de formation pour suivre les cours.
La personne concernée ayant une vie familiale, elle doit impérativement être soutenue par son entourage et dans le même temps modifier l’organisation de sa vie personnelle
II. L’insertion des diplômés en ressources humaines
Les entreprises embauchent du fait des évolutions législatives et réglementaires de la fonction RH. En effet, afin de se conformer à ces évolutions, les entreprises ont besoin de personnes ayant une expertise dans ce domaine.
Le type d’entreprise embauchant les jeunes diplômés
Il est nécessaire de mettre en évidence que les jeunes diplômés en ressources humaines sont embauchés par les grandes entreprises, les starts-up, les cabinets d’expertise comptable ou encore les cabinets de conseil.
Grâce à une étude de l’Apec réalisée en 2018, nous pouvons observer que la majorité des entreprises embauchant des jeunes diplômés en ressources humaines sont des entreprises de plus de 1000 salariés. En effet, 41% des jeunes diplômés ont été embauchés par elles. Les personnes venant des autres filières sont 44% à être embauchées par ces entreprises, ce qui est légèrement inférieurs aux diplômés en ressources humaines.
De plus, il est à noter qu’un ⅓ des recrutements des jeunes diplômés en RH sont réalisés par les PME.
B. Le taux d’insertion des jeunes diplômés en fonction des diplômes obtenus
Les données chiffrées ci dessous proviennent du site de l’APEC concernant l’emploi dans les RH des jeunes diplômés.
D’une part, 9% de l’ensemble des jeunes diplômés en France occupent des postes en ressources humaines, ce chiffre reste important, ce qui montre qu’ils s’intéressent à ce domaine et cherchent à se forment là dessus. D’autre part, plus de la moitié de ces jeunes diplômés en RH décrochent leur premier emploi dans les 2 mois suivant leur diplôme ou même moins, ce qui montre l’attractivité du domaine des ressources humaines et les débouchés qu’il peut y avoir dans ce domaine. En effet, ce domaine est très varié, il correspond à de nombreux métiers, ce qui permet aux étudiants d’acquérir un maximum de compétences et donc d’exercer un certains nombres de métiers différents. De plus, l’évolution constante de la fonction RH et des législations font que les entreprises ont besoin de ces jeunes diplômés.
52% des jeunes diplômés RH ont eu leur diplôme dans les universités soit en suivant un parcours pur université/faculté soit par le biais des IAE.
36% de ces jeunes ont eu leur diplôme provenant des écoles de commerces et 4% sont issus des écoles d’ingénieurs.
Ce que nous pouvons retenir par là, c’est que ce sont les universités qui forment le plus les étudiants en ressources humaines, avec des programmes différents selon l’orientation de l’étudiant et des formations s’adaptant à toutes les possibilités (formation initiale, en alternance ou continue).
La réponse à une offre d’emploi reste le moyen le plus utilisé pour accéder à l’emploi de la part des jeunes diplômés en RH, cela s’explique par le fait que ce moyen reste le plus efficace, vu qu’il donne la possibilité à l’entreprise d’avoir toutes les informations nécessaires concernant le salarié et de mesurer son degré de motivation pour intégrer au poste.
Le réseau de relations reste aussi efficace pour trouver un emploi. En effet 16% des jeunes diplômés trouvent leur premier emploi grâce à cette méthode, 15% le trouvent grâce à un stage ou un contrat d’alternance qui a débouché sur un CDI, 9% le trouvent après avoir déposé leur CV sur internet ou grâce à une candidature spontanée (8%).
Tableau du pourcentage d’insertion et du salaire des jeunes diplômés de quelques IAE en 2019 (données de la promotion 2017-2018) :
Nous pouvons observer que la plupart des IAE ont un pourcentage d’insertion des jeunes diplômés à six mois assez élevé. La majorité ont un pourcentage d’insertion autour des 80%, montrant l’attractivité et le niveau de qualité des enseignements dispensés par les IAE.
C. Les postes des jeunes diplômés
Différents domaines sont accessibles par les jeunes diplômés lorsqu’ils ont terminé leur cursus. En effet, ils peuvent choisir de se diriger vers les métiers ayant un aspect humain et stratégiques tels que directeur des ressources humaines, responsable des ressources humaines, chargé de recrutement, auditeur social, chargé de formation ou responsable des relations sociales. Ils peuvent également se tourner vers des métiers techniques tels que : conseiller en gestion des RH, gestionnaire de carrière, juriste social, responsable des systèmes d’information ou encore vers des métiers administratifs ou des métiers de l’intérim : assistant de ressources humaines, responsable de l’administration personnel, chargé de gestion en ressources humaines, responsable du personnel ou encore chargé en recrutement.
Il est à noter que le recrutement reste le domaine où se dirige la majorité des diplômés en RH. En effet, 28% choisissent de s’orienter vers le recrutement soit au sein du service RH de l’entreprise ou dans un cabinet de recrutement/ de chasseur de tête. 18% se dirigent vers l’administration du personnel ,il reste à rappeler que ce domaine nécessite une connaissance approfondie du droit du travail et des réglementations. 15% choisissent de se diriger vers la formation. Les autres domaines (Paie, relations sociales,SIRH..) restent peu sollicités, vu la différence des salaires perçus dans chacun des domaines et les différents projets professionnels de chaque jeunes salariés.
D. Les salaires des jeunes embauchés
Les collaborateurs spécialisés en Ressources Humaines sont depuis plusieurs années devenus des piliers assumés de l’entreprise qui aident à l’expansion de tous les services de la société.
En plus d’augmenter au fur et à mesure les salaires, les entreprises mettent un point d’honneur à dynamiser les carrières et à développer les compétences des jeunes travailleurs en RH. Cette hausse des salaires passe de plus en plus par la prise en compte dans le salaire d’une partie variable supplémentaire qui dépendent des performances personnelles des salariés du service.
De plus, le passage d’un secteur d’activité à un autre est facilité car les salaires qui étaient autrefois très disparates tendent aujourd’hui à se ressembler.
Enfin, les entreprises tournées vers l’international imposent de plus en plus le bilinguisme voire trilinguisme. Par conséquent, les salaires de ces collaborateurs sont parmis les plus hauts.
Le tableau présenté ci-dessous est une étude de rémunération nationale, réalisé par Hays, qui est un cabinet de recrutement, en 2015 sur un panel de 2100 salariés sur la région de l’Ile de France.
Les salaires présentés dans le tableau sont exprimé en Kilo-Euro annuel Brut et ne tiennent pas compte des éléments variables et des avantages en nature.
Nous pouvons observer, par exemple, qu’un gestionnaire de paie débutant aura un salaire annuel compris entre 24000 et 30000€ lors de ses 3 premières années de travail, et entre 30000 et 35000€ entre 3 et 6 ans.
E. Le type de contrat et la satisfaction des jeunes embauchés
Les jeunes embauchés RH accèdent moins souvent au fameux CDI que les cadres : 65% face à 72% pour les autres diplômés. De plus, seuls 49 % obtiennent directement le statut de cadre contre 70 %.
Malgré tout, la professions reste très enrichissante professionnellement voire personnellement. De ce fait, la satisfaction de ces jeunes travailleurs est aussi élevée qu’ailleurs. Mais il reste tout de même un jeune sur dix qui affirme faire ce métier pour des raisons alimentaires.
La majorité des jeunes diplômés en RH sont satisfaits de leur emploi (81%) , 79% estiment que leur ambiance au travail et relations avec les collègues sont bonnes , 72% sont satisfaits de leur statut au sein de l’entreprise , 68% sont satisfaits de la politique de formation de leur entreprise ( le sujet de la formation reste sensible, c’est pour cela qu’il y a chaque occasion des modification dans les lois la concernant pour faire de la formation un sujet primordial) , et enfin 77% sont satisfaits de leur type de contrat.
Conclusion
Les formations existantes pour intégrer un service RH sont nombreuses et peuvent être courtes ou longues. De plus, les diplômes peuvent être obtenus soit en formation initiale, formation continue ou en alternance. Par la suite, l’insertion est
Bibliographie :
https://cadres.apec.fr/Emploi/Marche-Emploi/Les-Etudes-Apec/Les-etudes-Apec-par-annee/Etudes-Apec-2018/Les-jeunes-diplomes-dans-les-ressources-humaines–situation-professionnelle/Quel-emploi-dans-les-RH-pour-les-jeunes-diplomes
https://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/salaire/detail/article/ressources-humaines-quel-salaire-pouvez-vous-demander.html#ancre-5
www. service-public.fr
www. reference-rh.org
www.letudianthdf.fr
www.formation.cnam.fr
CADIN Loïc, GUERIN Francis, PIGEYRE Frédérique, 2003, Gestion des ressources humaines :Pratiques et Eléments de théorie, 2e édition, Paris, Dunod, 301 p.
BENDER Anne Françoise, DEJOUX Cécile, MARBOT Eléonore, Maurice THEVENET, Fonction ressources humaines, Politiques, métiers, outils, Vuilbert
www.studyrama.com
www.cegos.fr
www.etudiant.lefigaro.fr
https://www.regionsjob.com/actualites/travailler-dans-les-rh-un-secteur-sur-lequel-miser-en-2019.html




