Enseignement du FLE

Aujourd\’hui, tout le monde est d\’accord pour dire que l\’enseignement du FLE ne se limite pas ou en tout cas ne devrait pas se limiter à l\’enseignement des mots et à des analyses grammaticales de phrase. Il doit aussi intégrer la culture du pays de la langue enseignée.

En effet, apprendre une langue étrangère. C\’est en quelque sorte découvrir le monde d\’une nouvelle façon, c\’est découvrir un nouvel univers culturel et linguistique. Acquérir une compétence culturelle permet aux apprenants de s\’ouvrir sur le monde, et de se poser des questions sur ce qu\’est la culture et sur la place de leur propre culture dans le monde.
Et pour beaucoup d\’apprenants, c\’est en classe de FLE qu\’ils vont s\’intéresser à la culture française. Ils ne s\’y seraient pas sûrement pas intéressés autrement. Alors que pour d\’autres, c\’est un intérêt personnel qu\’ils ont pour la culture d\’un pays qui va les pousser et les motiver à en apprendre la langue.

C\’est grâce à différentes méthodes d\’enseignement, à la didactique, qu\’on peut enseigner le FLE. Ces méthodes se développent, se perfectionnent et se renouvellent sans arrêt.
Elles sont nécessaires pour apprendre à écrire, à lire et à comprendre une langue étrangère, mais aussi pour analyser les situations de communications dans lesquelles on se trouve afin de s\’y adapter. Elles permettent de développer une tolérance vis-à-vis de la différence avec l\’autre.

À partir de ce travail, nous voulons montrer l’expression de la culture française dans tous ses états dans une classe de FLE, notamment en Roumanie.
En effet, tout le monde s\’accorde pour dire que la langue et la culture sont liées, car « Enseigner une langue hors de son environnement culturel, c’est en faire une langue mortelle » et l\’enseignement d\’une langue, dans une classe de FLE est indissociable de l\’enseignement de la culture.

On peut se demander comment est aborder la culture française en classe de FLE en Roumanie. Par quels moyens, par quels supports elle est abordée et questionnée.

Pour répondre à cette problématique, nous allons dans un premier temps nous intéresser à la culture, à sa définition, à ce qu\’elle représente et à sa place dans une classe de FLE.
Dans un second temps, nous nous intéresserons aux différentes méthodologies d\’enseignement de cette matière qu\’est le français langue étrangère, méthodologies qui se sont succèdées au fil du temps.
L\’évolution qu\’on pourra observer au niveau des méthodologies nous permettra ainsi de les définir.
Puis pour finir nous nous intéresseront aux différents supports qui permettent d\’aborder la culture française dans une classe de FLE. C\’est dans cette dernière partie que l\’on montrera nos hypothèses :
La culture française peut être abordée à l\’aide de bandes dessinées ou à l\’aide d\’un support audiovisuel ou iconographique.

I Les notions en lien avec langue et culture.

Lorsqu\’on enseigne une langue étrangère, nous nous devons de ne pas enseigner seulement la langue, mais aussi la culture du pays de cette langue. En effet, le deux sont étroitement liés.

I.1 La culture, définition et notions clés

La culture est un thème d\’actualité, et difficile à définir. En sociologie, « la culture est considérée comme l\’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. » Une culture est composée de normes de valeurs et de symboles.
En anthropologie, Kuckhohm et Krober disent de la culture qu\’elle est «une manière structurée de penser, de sentir, et de réagir d’un groupe humain, surtout acquise et transmise par des symboles, et qui représente l\’identité spécifique. Elle inclut les objets concrets produits par le groupe. Le cœur de la culture est constitué d’idées traditionnelles (dérivées et sélectionnées par l’histoire) et des valeurs qui leur sont attachées. »
C\’est-à-dire que dans une société chaque groupe e une culture qui lui est propre et qui définis l\’identité du groupe, cette culture est transmise par des symboles.
La culture serait donc des pratiques, des manières de penser de vivre et de faire qui sont communes à un groupe ce qui permet aux individus d\’identifier leur groupe d\’appartenance par rapport à un autre groupe et ainsi de définir une partie de leur identité.
Donc lorsqu\’on enseigne les langues étrangères et qu\’on parle de culture, il faut bien prendre en considération que chaque individu a une façon différente de vivre, de s\’habiller, de manger, de penser…
Il faut également éviter de transmettre des stéréotypes même s\’il est souvent nécessaire de s\’appuyer sur ceux-ci avant de pouvoir les dépasser. Un stéréotype, c\’est : « une image mentale qui s\’intercale entre la réalité et notre image de la réalité. Il s\’agit d\’une représentation collective et simplifiée d\’un groupe. Elle correspond à des traits ou des comportements qui sont attribués à tous les membres d\’un groupe et constituent donc une version générale et réductrice de la réalité. »

Donc quand on parle de culture, d\’autres notions importantes se doivent d\’être expliquée comme l\’interculturalité, la pluriculturalité et la multiculturalité.

Le terme interculturel est un processus dynamique d\’échange entre des cultures différentes. C\’est un concept assez récent. Il permet d\’avoir un regard croisé, les différences culturelles ne sont plus une menace, mais une perspective d\’enrichissement culturel réciproque. On ne parle d\’interculturel que lorsqu\’il y a un échange, une rencontre et un partage..
L\’interculturel ne peut pas être enseigné, ce n\’est pas un contenu d\’enseignement, mais une démarche qui a pour objectif de construire des liens entre les différentes cultures auxquelles on peut être confronté.

Quand on dit d\’une société qu\’elle est pluriculturelle, c\’est qu\’elle s\’inspire de plusieurs cultures. C\’est-à-dire que les individus ont des connaissances, des savoir-faire linguistico-culturels, des comportements et des savoir-être qui leur permettent de communiquer dans au moins deux cultures différentes. On peut donc dire que la pluriculturalité c\’est la capacité de s\’identifier et de participer à plusieurs cultures.
Une société dans laquelle coexistent plusieurs groupes culturels ethniques religieux etc est une société multiculturelle.

Il n\’y a donc pas une culture par société, bien au contraire.
De plus, les sociétés contemporaines sont toutes multiculturelles. C\’est-à-dire qu\’il n\’y a pas de groupe complètement homogène qui n\’aurait à aucun moment eu d\’échanges ou de liens avec d\’autres groupes. On peut penser par exemple à des pays comme le Canada ou l\’Australie qui ont bénéficié des flux migratoires pour leur développement. Certaines nations se sont donc construitent sur le métissage de leur population, sur la cohabitation des différents modes de vie, rites et sur les différentes valeurs, mais aussi et surtout sur leur assimilation.

C\’est aussi le cas des pays d\’Europe, même si pour eux, leur construction multiculturelle a été bâtie grâce à des apports successifs. Ce n\’est pas seulement une multiculturalité au niveau politique ou économique, mais présente dans tous les aspects de la vie. On peut observer une interpénétration des cultures grâce à la présence dans un pays de boissons, de nourriture, de vêtements, des expressions orales et de façon d\’être qui viennent de différentes origines géographiques.
La diversité est certes reconnue, mais les interactions entre les groupes ne sont pas orientées vers la rencontre et l\’enrichissement mutuels, mais plutôt vers la sauvegarde de l\’identité distincte.

I.2 Les compétences culturelles et interculturelles.

En classe de Français langue étrangère, il est important de parler de la culture française. En effet, la langue et la culture ont un rapport d\’étroite dépendance. Si la langue permet de transmettre la culture en parlant de ce qui fait justement la culture française, elle est aussi marquée par la culture, c\’est-à-dire qu\’on peut voir la culture dans les formes de phrase, les expressions…
Il est nécessaire de passer par la culture pour apprendre les langues étrangères, en effet, cela permet de pouvoir parler, vivre avec l\’autre étranger, de comprendre et d\’accepter les différences entre les cultures tout en restant ouvert, et de pouvoir parler de sa propre culture au regard de celle étrangère.

Il est donc nécessaire d\’acquérir une compétence culturelle et interculturelle.
Quand on veut définir la notion de compétence culturelle, il est déjà nécessaire d\’expliquer, de façon synthétique ce qu\’est une compétence. Une compétence c\’est un « savoir-faire », un « savoir-être » et un « savoir » qui sont liés aux connaissances.
La compétence culturelle va permettre à l\’apprenant à être à la fois ouvert aux autres et enclin à l\’apprentissage d\’autres langues étrangères. Il est important que cette compétence culturelle soit acquise dans le cadre de l\’enseignement du FLE notamment vis-à-vis de la nécessité de connaître les codes culturels d\’une communauté sociale sans lesquels on ne peut pas communiquer un message de manière efficace.
La compétence culturelle a donc pour objectif de rendre capable de transmettre et d\’interpréter un massage transmis quel que soit le contexte, le lieu, le moment ou les personnes…

Tandis que la compétence interculturelle, c\’est accepter, tolérer l\’autre quels que soient ses qualités et ses défauts. Elle désigne le fait d\’être capable de repérer les incompréhensions et les raisons des malentendus pendant un échange avec des personnes de cultures différentes. Elle permet de comprendre, sans jugement, qu\’il soit positif ou négatif, l\’autre et sa culture dans toute leur différence.
Dans la compétence interculturelle, même si on retrouve un certain nombre de savoir, ce sont surtout les savoir-être et les savoir faire qui priment lors de l\’interaction avec l\’autre. L\’enseignant n\’est donc pas soumis à l\’obligation de porter toutes les connaissances de la culture du pays dont il enseigne la langue, il doit surtout avoir une conscience interculturelle afin d\’enseigner efficacement à ses élèves à prendre conscience de la diversité, à relativiser leur point de vue et à situer un fait dans son contexte.

II Les différentes méthodologies de l\’enseignement du FLE.

Il existe plusieurs méthodologies qui ont été utilisées pour enseigner le FLE. L\’enseignement des langues ne s\’intéressait, au départ, qu\’à l\’enseignement scolaire du latin et du grec, mais ensuite , avec les voyages et les découvertes géographiques, on s\’est rendu compte qu\’il était nécessaire de trouver des méthodes pour apprendre aux étrangers la langue.

II.1 Au XIXème siècle

On a pu distinguer deux méthodes :

La méthode traditionnelle utilisée surtout au 18ème siècle et durant la première moitié du 19ème cette méthode est décrite comme une méthode de grammaire/traduction. Cette méthode est utilisée pour lire et traduire des textes littéraires en langue étrangère. Elle ne s\’appuie pas du tout sur le côté culturel de la langue, et se concentre sur le côté grammatical.

La méthode naturelle qui est apparu à la fin du XIXsiècle cette méthodologie a provoqué une révolution, car elle s\’oppose à la méthode traditionnelle. F.Gouin (Christian Puren, Histoire des méthodologies d’enseignement des langues vivantes op.cit., p.18.) affirme que c\’est le besoin que les hommes ont de communiquer avec les autres, et de découvrir d\’autres cultures qui rendent nécessaire le fait d\’apprendre des langues. Cette méthodologie (ou méthode ?) enseigne autant l\’écrit que l\’oral, mais, dans le processus d\’apprentissage fait toujours intervenir l\’oral avant l\’écrit.

C\’est l\’opposition entre la méthode traditionnelle et la méthode naturelle qui a donné naissance à la méthodologie directe.
Cette méthodologie est considérée comme étant la première spécifique aux langues vivantes étrangères, même si le côté culturel n\’occupe pas une place très importante.

II.2 Au Xxème siècle

Parce qu\’il y a eu un refus d\’utiliser la méthode directe de la part des enseignants, une nouvelle méthodologie, la méthodologie active a vu le jour en 1920. Elle a été très utilisée par les enseignants jusqu\’en 1960. La force de cette méthodologie selon les méthodologues est un équilibre entre les trois objectifs de l\’enseignement les langues vivantes étrangères : formatif, culturel et pratique, c\’est-à-dire qu\’il y avait une équité entre l\’objectif culturel et l\’objectif linguistique.

C\’est parce que l\’armée américaine avait besoin de former rapidement des gens capables de parler d\’autres langues que naît la méthodologie audio-orale pendant la Seconde Guerre mondiale. C\’est une méthode prioritairement orale qui avait pour objectif de rendre les apprenants capables de communiquer dans la vie de tous les jours, d\’où la place importante de la culture dans cette méthode, l\’accent était mis sur la comparaison des différences dans les modes de vie.

Dans les années 1960-1970, en France, on utilise principalement la MAV . Dans cette méthode, on associe une image à un son. On s\’intéresse donc principalement à l\’oral. Elle permet d\’être rapidement capable de communiquer avec des natifs de langue étrangère. Cependant, elle n\’est pas adéquate pour comprendre des natifs parlant entre eux, ni les médias. De plus le côté culturel n\’a pas une place très importante dans cette méthode.

L\’approche communicative est une approche qui est arrivée en France dans les années 70. Comme son nom l\’indique, c\’est une approche et non une méthodologie, car elle n\’est pas considérée comme solide contrairement aux méthodologies. Elle est une réaction aux méthodes audio-orales et audio-visuelles. Elle est introduite la D. Hymes . Elle permet à l\’apprenant à adapter son discours selon le contexte dans lequel il se trouve. Cette approche permet à l’enseignement du FLE de se recentrer sur la communication dans le but que les apprenants puissent acquérir la compétence communicative qui est le premier objectif de l\’enseignement d\’une langue. On ne se focalise donc plus sur les règles de la langue, mais sur la communication qu\’elle permet. De ce fait, la compétence culturelle tient un rôle très important, elle est une des composantes principales de cette approche.

Au milieu des années 90 apparaît une nouvelle approche qui veut mettre l\’accent sur les tâches à réaliser. C\’est l\’approche actionelle. Pour elle, apprendre une langue, c\’est réaliser un ensemble de tâches qui demandent d\’utiliser des compétences particulières dans des contextes différents et en se pliant à plusieurs contraintes. Dans cette approche, la place de la dimension culturelle est considérablement importante. Cette dimension culturelle devient un objet d\’étude.

Les méthodologies se sont donc toujours plus ou moins suivis les unes les autres, et aucune de ces méthodes n\’est la « bonne méthodologie ». L\’enseignant va donc devoir choisir dans chaque méthodologie ou approche les éléments qui vont lui permettre d\’enseigner le plus efficacement possible la langue vivante étrangère. Si la motivation de l\’élève à apprendre une langue étrangère est très importante, la motivation de l\’enseignant à l\’enseigner n\’en est pas moins un point essentiel. Cette motivation peut se traduire par les différents supports utilisés par l\’enseignant.

III Les supports pédagogiques.

Les supports permettant d\’enseigner une langue étrangère sont très variés, j\’ai donc décidé de me concentrer sur trois d\’entre eux : les textes littéraires, les supports audiovisuels et iconographiques, et l\’expérience professionnelle de l\’enseignant.

III.1 Les bandes dessinées.

Ce n\’est qu\’à partir des années 1970 que la question d\’intégrer la BD dans les écoles se pose réellement avec la parution du livre d\’Antoine Roux, la bande dessinée peut être éducative .
Mais c\’est avec la révolution culturelle de mai 1968 et les nombreuses reconsidérations dans le domaine de l\’éducation qu\’elle a amené que la bande dessinée fait l\’objet d\’un intérêt grandissant en tant que le support ayant une légitimité pédagogique et éducative. Cet intérêt est porté par une génération d\’enseignant eux même acculturé à la BD.

Utilisée les bandes dessinées en Classe de FLE peut avoir plusieurs avantages.
En effet, c\’est un support ludique et populaire qui est généralement apprécié des apprenants. C\’est également un document authentique, il utilise le registre de la langue courante, qui est plus proche de la vie quotidienne que dans d\’autres formes littéraires. Avec la BD, on a affaire à des phrases courtes, plus accessibles et accompagnée d\’images pour donner un contexte immédiat à l\’action écrite. Cela permet ainsi de créer plus facilement du sens. Grâce à la BD, forme littéraire où l\’on peut trouver beaucoup d\’humour, on va pouvoir mettre les élèves face à un humour qui leur est culturellement étranger. La BD va également faciliter un travail à l\’oral puisqu\’elle va pouvoir permettre de jouer les scénettes qu\’elle présente. Et le fait que les phrases dans une BD soient courtes est plus motivante pour les élèves quand on leur demande d\’écrire une histoire, surtout si ceux-ci sont en difficulté.
La BD est utilisée en temps que support en classe de FLE et non comme document de départ, c\’est-à-dire qu\’on ne va pas se servir de la bande dessinée uniquement pour donner un point de départ du cours. Au contraire, on va pouvoir l\’exploiter entièrement grâce à ces messages courts et accessibles. C\’est un support qui permet de se focaliser sur la transmission de message.

Il faut cependant bien connaître le support pour ne pas tomber dans une solution de facilité. En effet, ce document authentique doit rester un document qui peut s\’exploiter dans son entier. Il doit également être adapté au niveau des élèves. Et plus important, encore, il est nécessaire, dans une classe de FLE que le support BD soit une bande dessinée d\’origine française et non pas une traduction française, puisque ce qui va être tout aussi important à observer que le message transmis, c\’est la manière avec laquelle il est transmis, puisque cette manière va sûrement changer selon la culture. On va aussi pouvoir s\’intéresser à la tournure des phrases, et à la façon dont les sentiments vont être transmis au lecteur, puisque tout ceci est culturel.
La bande dessinée est donc un support pédagogique qui comporte beaucoup d\’avantage s\’il est bien utilisé.

III.2.Les supports audios, visuels, et iconographiques.

Dès leur apparition, les médias ont été vu comme des outils pédagogiques indispensables. Depuis les diapositives jusqu\’aux vidéos sur internet, les médias ont pris une place très importante dans l\’enseignement à l\’école en général.

En classe de FLE, l\’alliage entre l\’image et le son permet aux apprenants de lier une situation avec ce qui est dit. Que l\’image soit fixe, soit mobile, elle est porteuse de sens, sens qui pourrait manquer si elle n\’était pas présente. L\’image est également porteuse de symbole, et donc de culture. Elle va pouvoir montrer aux élèves des éléments de culture qu\’ils ne verront sûrement jamais « en vrai ». Ainsi, un film français va permettre de montrer aux élèves les façons de s\’habiller, de marcher, de bouger, de danser, de manger… Qui sont autant d\’aspects de la culture française. Ils vont également pouvoir se rendre compte des différences et des similitudes entre leur mode de vie et celui présenté dans le film. Une image, de la tour Eiffel par exemple, avec des individus à côté ou en dessous, va également leur permettre de se rendre compte de sa taille réelle, chose qu\’ils ne pourront pas réellement réaliser en étant face à une image de « la dame de fer » seule, ou pire encore si l\’enseignant se contente de la décrire oralement sans jamais la présenter visuellement aux élèves. Ces derniers ont besoin d\’un contexte pour comprendre et pour que l\’enseignement fasse sens pour eux, c\’est ce que peuvent leur apporter les images, fixes ou mobiles ;

Le son lui, va pouvoir permettre aux élèves de la donner un contexte, mais d\’une manière différente. En effet, l’intonation de la voix dans un enregistrement par exemple va pouvoir permettre aux élèves d\’imaginer un contexte, une situation ou un état d\’esprit. La voix va également leur permettre d\’appréhender l\’accent français. Lors de l\’apprentissage d\’une langue, il est nécessaire que l\’écrit n’apparaît que longtemps après l\’oral afin que les élèves ne soient pas perdus entre le rapport graphie-phonie du mot. Ainsi, au même titre que la parole de l\’enseignant, les voix enregistrées vont permettre aux élèves de se forger une écoute et une prononciation correcte des mots. Ce qui est très important lors d\’un échange verbal avec un étranger, puisque si nous n\’avons pas la bonne prononciation des mots, il est peu probable que notre interlocuteur en comprenne la signification. C\’est ainsi que les films, les enregistrements vocaux ou les chansons peuvent être utilisées en classe de FLE. Il ne faut cependant pas oublier que ce n\’est pas la réalité, mais une représentation de la réalité et certaines fois un point de vue personnelle d\’un artiste.

La musique va également permettre d\’appréhender la culture musicale française. En effet, les élèves vont pouvoir découvrir des sonorités qui leur sont peut-être étrangères, des rythmes qui ne sont pas les mêmes que chez eux. Cela va leur permettre de s\’ouvrir culturellement à d\’autres cultures.

C\’est grâce à ces médias que les élèves vont pouvoir s\’ouvrir à la culture française, de plus, les bandes dessinées, les films, les chansons, sont des supports souvent appréciés des élèves qui vont alors être motivé pour apprendre la langue.

Il ne faut pas oublier que varier les supports est très important en classe, puisque tous les élèves n\’ont pas la même forme d\’intelligence et qu\’il faut que tous soient la possibilité de s\’approprier le savoir de manière personnelle pour l\’assimiler efficacement.