Rapport de stage de seconde : exemple rédigé dans une agence de communication

2 162 mots · ≈7 pages · Lycée · Rapport de stage

Rapport de stage d'observation — classe de seconde générale et technologique, deux semaines — environ 2 200 mots. Modèle de structure et de ton à adapter à son propre stage (établissement et personnes fictifs, exemple pédagogique).

Pour commencer

Quand on m'a annoncé que je devais faire un stage de deux semaines en fin de seconde, j'ai d'abord pensé que ce serait comme le stage de troisième, en un peu plus long. En réalité, deux semaines, c'est assez pour que l'on vous confie de vraies petites tâches, pour comprendre comment une équipe travaille sur un projet du début à la fin, et même pour se sentir un peu « de la maison ».

J'ai fait mon stage à l'agence Ricochet, une petite agence de communication installée dans le centre-ville. Elle aide des entreprises, des associations et des collectivités à se faire connaître : elle crée des logos, des affiches, des sites internet, des vidéos et gère des réseaux sociaux. J'ai été accueilli par la fondatrice de l'agence, Mme R., et suivi au quotidien par une cheffe de projet, Mme F., qui a été ma tutrice.

J'ai choisi la communication parce que j'aime dessiner, que je fais du montage vidéo pour m'amuser et que je me pose des questions sur mes choix de spécialités pour la première. Je voulais savoir si ces métiers demandent surtout de la créativité, ou aussi d'autres qualités que je n'imaginais pas. J'avais trois objectifs : découvrir les différents métiers d'une agence, comprendre comment on construit une campagne de communication, et réfléchir à mon orientation.

Dans ce rapport, je présente d'abord l'agence et les personnes qui y travaillent. Je raconte ensuite mes deux semaines, puis je détaille le projet qui m'a le plus marqué. Je termine par ce que ce stage m'a apporté pour la suite.

Ce que contient mon rapport

  1. L'agence Ricochet en bref
  2. Qui fait quoi ? Les métiers que j'ai découverts
  3. Mes deux semaines, étape par étape
    • Semaine 1 : observer et comprendre
    • Semaine 2 : participer à un vrai projet
  4. Le projet qui m'a le plus marqué : l'affiche de la fête du quartier
  5. Ce que je retiens pour mon orientation
  6. Conclusion
  7. Remerciements
  8. Documents joints

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1. L'agence Ricochet en bref

L'agence a été créée il y a une dizaine d'années par Mme R., qui travaillait auparavant comme graphiste dans une grande agence parisienne. Elle voulait revenir dans sa région et travailler avec des clients proches, qu'elle peut rencontrer facilement.

Ce que j'ai appris Réponse
Type d'entreprise Petite agence de communication indépendante
Nombre de personnes Six personnes, plus un ou deux stagiaires selon les périodes
Clients Commerces, artisans, associations, une mairie, une école de musique
Services proposés Identité visuelle, affiches et brochures, sites internet, vidéos, réseaux sociaux
Locaux Un grand plateau ouvert, une salle de réunion, un petit coin pour les prises de vue

Ce qui m'a surpris en arrivant, c'est l'ambiance. Tout le monde travaille dans la même pièce, il y a des plantes partout et un grand tableau blanc couvert de croquis et de post-it. Mais derrière cette ambiance détendue, tout est très organisé : chaque projet a un planning, une date de rendu et une personne responsable. Le lundi matin, l'équipe fait une réunion d'un quart d'heure, debout, pour faire le point sur les projets de la semaine.

2. Qui fait quoi ? Les métiers que j'ai découverts

Avant ce stage, je pensais qu'une agence de communication, c'était surtout des graphistes. En fait, il y a plusieurs métiers qui ont besoin les uns des autres.

La directrice d'agence (Mme R.). Elle trouve de nouveaux clients, fixe les prix, signe les contrats et vérifie que l'agence gagne assez d'argent pour payer tout le monde. Elle valide aussi les créations importantes avant qu'elles partent chez le client. Elle m'a dit que son métier était « à moitié création, à moitié gestion ».

La cheffe de projet (Mme F., ma tutrice). C'est elle qui fait le lien entre le client et l'équipe. Elle écoute ce que le client veut, rédige un document qui résume la demande (on l'appelle le brief), répartit le travail et surveille que tout est prêt à temps. Elle passe beaucoup de temps au téléphone et dans les mails. Elle a fait une école de commerce avec une spécialité en communication.

Le graphiste. Il crée les logos, les affiches, les brochures. Il travaille sur des logiciels de création graphique professionnels. Il m'a expliqué qu'il fait toujours plusieurs propositions au client, et qu'il garde même les idées refusées, parce qu'elles peuvent servir pour un autre projet.

La développeuse web. Elle construit les sites internet. Je n'ai pas tout compris à son travail, mais elle m'a montré comment une page s'affiche différemment sur un ordinateur et sur un téléphone, et pourquoi il faut penser aux deux.

La chargée de communication digitale. Elle s'occupe des réseaux sociaux de plusieurs clients : elle prépare les publications, choisit les photos, répond aux commentaires et regarde quelles publications ont le mieux marché.

Le vidéaste, qui travaille en indépendant et vient à l'agence plusieurs jours par semaine. Il filme, monte et ajoute la musique et les sous-titres.

J'ai compris que personne ne fait tout seul un projet. Une affiche passe par la cheffe de projet, le graphiste, la directrice et le client avant d'être imprimée. C'est pour cela que tout le monde parle beaucoup, tout le temps.

3. Mes deux semaines, étape par étape

Semaine 1 : observer et comprendre

Les deux premiers jours, j'ai surtout observé. Ma tutrice m'a présenté à toute l'équipe et m'a expliqué le fonctionnement de l'agence. J'ai assisté à la réunion du lundi, puis je me suis assis à côté de chaque personne pendant une demi-journée pour voir son travail. J'avais un carnet dans lequel je notais les mots que je ne connaissais pas : brief, charte graphique, maquette, BAT (« bon à tirer », la dernière version validée avant l'impression), taux d'engagement.

Le mercredi, j'ai assisté à un rendez-vous avec un client, le gérant d'une boulangerie qui voulait refaire son logo et sa vitrine. Je n'avais pas le droit de parler, seulement d'écouter. J'ai été surpris par toutes les questions que ma tutrice lui a posées : qui sont vos clients ? Qu'est-ce qui vous rend différent des autres boulangeries ? Quelles couleurs n'aimez-vous pas ? Elle m'a expliqué ensuite qu'on ne peut pas créer une bonne image si l'on ne connaît pas bien le client.

Le jeudi et le vendredi, on m'a confié mes premières tâches : chercher des images libres de droits pour un projet de brochure, classer les photos d'un reportage dans des dossiers bien nommés, et relire les textes d'un site internet pour repérer les fautes d'orthographe. J'en ai trouvé plusieurs, et ma tutrice m'a remercié devant l'équipe. J'étais assez fier, et j'ai compris que l'orthographe compte vraiment, même dans un métier « créatif ».

Semaine 2 : participer à un vrai projet

Pendant ma deuxième semaine, ma tutrice m'a proposé de suivre un projet du début à la fin : l'affiche d'une fête de quartier organisée par une association. Je raconte ce projet en détail dans la partie suivante.

En parallèle, j'ai aidé la chargée de communication digitale. J'ai proposé des idées de publications pour la page d'une école de musique, et l'une d'elles a été retenue : une petite vidéo montrant les instruments de l'école, un par un, avec un son différent pour chacun. Le vidéaste m'a laissé faire un premier montage, qu'il a ensuite amélioré. J'ai découvert que le montage professionnel demande beaucoup plus de rigueur que ce que je fais chez moi : il faut respecter les formats de chaque réseau social, ajouter des sous-titres parce que beaucoup de gens regardent les vidéos sans le son, et vérifier que l'on a le droit d'utiliser la musique.

Le dernier jour, j'ai présenté à l'équipe, pendant cinq minutes, ce que j'avais fait et appris. J'étais stressé, mais tout le monde m'a écouté et m'a posé des questions.

4. Le projet qui m'a le plus marqué : l'affiche de la fête du quartier

La demande

Une association de quartier organisait une fête avec un repas partagé, des jeux pour les enfants et un concert. Elle avait un petit budget et demandait à l'agence une affiche et une version pour les réseaux sociaux. L'agence acceptait parfois ce genre de petits projets à prix réduit, parce que la directrice tient à aider les associations de la ville.

Comment le projet s'est déroulé

  1. Le brief. J'ai assisté à l'appel téléphonique entre ma tutrice et la présidente de l'association. Ensemble, nous avons ensuite rédigé le brief : le public visé (les familles du quartier, de tous les âges), les informations obligatoires (date, lieu, programme, logo de la mairie qui prêtait la salle), et l'ambiance souhaitée (joyeuse, colorée, accueillante).
  2. Les recherches. Le graphiste m'a demandé de rassembler des exemples d'affiches de fêtes que je trouvais réussies et d'expliquer pourquoi. J'ai remarqué que les meilleures affiches avaient peu de texte et une seule grande image.
  3. Les croquis. J'ai fait trois croquis à la main. Le graphiste en a fait quatre. Nous les avons comparés ensemble. Il a gardé une de mes idées : une grande table vue de dessus, avec des assiettes de toutes les couleurs, qui représentait le repas partagé.
  4. La maquette. Le graphiste a réalisé la maquette sur ordinateur à partir de cette idée. Je l'ai regardé travailler et il m'a expliqué ses choix : une police très lisible pour la date, des couleurs vives mais pas trop nombreuses, et une hiérarchie claire (d'abord le nom de la fête, puis la date, puis le programme).
  5. La validation. Ma tutrice a envoyé la maquette à l'association, qui a demandé deux corrections : agrandir l'heure du concert et changer une couleur. Après ces corrections, la directrice a validé le BAT, et l'affiche est partie chez l'imprimeur.

Ce que j'en ai retenu

Ce projet m'a appris qu'une idée ne suffit pas : il faut qu'elle réponde à la demande du client et qu'elle soit compréhensible en quelques secondes, parce qu'on regarde une affiche en passant. J'ai aussi compris que les corrections font partie du travail. Au début, j'étais un peu vexé que l'association veuille modifier « notre » affiche, mais le graphiste m'a dit que le client connaît son public mieux que nous et que ses remarques rendent souvent le travail meilleur.

Le plus beau moment a été de voir l'affiche imprimée, posée sur le bureau de l'agence, avec mon idée de départ. Ma tutrice m'en a donné un exemplaire, que je joins à ce rapport.

5. Ce que je retiens pour mon orientation

Ce qui m'a plu

J'ai aimé le travail en équipe, le fait de chercher des idées à plusieurs et de voir un projet se transformer jusqu'au résultat final. J'ai aussi aimé la variété : chaque jour, l'agence travaille pour des clients différents, avec des demandes différentes.

Ce qui m'a surpris

J'imaginais un métier où l'on dessine toute la journée. En réalité, une grande partie du travail consiste à écouter, écrire, organiser et respecter des délais. Le graphiste passe beaucoup de temps à corriger et à adapter ses créations à des formats différents. La cheffe de projet, elle, ne dessine presque jamais, mais sans elle rien n'avancerait. J'ai aussi découvert que l'orthographe, l'expression écrite et l'oral comptent autant que la créativité.

Mes choix pour la suite

Ce stage m'a aidé à préciser mes idées. J'hésite maintenant entre deux métiers : graphiste et chef de projet. Le premier demande une formation artistique, le second plutôt une formation en communication ou en commerce. Les personnes de l'agence m'ont conseillé de garder des spécialités variées en première et de continuer à pratiquer le dessin et la vidéo de mon côté, pour me constituer un petit portfolio. Je vais aussi me renseigner sur les formations après le bac, en allant à des journées portes ouvertes et en discutant avec le professeur principal.

6. Conclusion

Ces deux semaines à l'agence Ricochet ont été une très bonne expérience. J'ai découvert plusieurs métiers de la communication, j'ai compris comment une équipe construit un projet pour un client, et j'ai même participé à la création d'une affiche qui a vraiment été imprimée. J'ai surtout appris que la créativité n'est qu'une partie de ces métiers : il faut aussi savoir écouter, s'organiser et accepter les critiques.

Je me pose maintenant une question pour la suite : est-ce que je préfère créer moi-même, ou organiser le travail des autres pour qu'un projet réussisse ? J'espère que mes prochaines expériences m'aideront à y répondre.

7. Remerciements

Je remercie Mme R., la directrice de l'agence Ricochet, d'avoir accepté de m'accueillir pendant deux semaines. Je remercie très chaleureusement ma tutrice, Mme F., pour sa patience et parce qu'elle m'a fait confiance en me confiant un vrai projet. Merci aussi au graphiste, à la développeuse web, à la chargée de communication digitale et au vidéaste, qui ont tous pris le temps de m'expliquer leur travail. Je remercie enfin mon professeur principal pour son aide dans la recherche de mon stage.

8. Documents joints

  • Convention de stage
  • Une plaquette de présentation de l'agence
  • L'affiche de la fête du quartier (exemplaire imprimé)
  • Mes trois croquis de départ
  • Le brief rédigé avec ma tutrice
  • Ma feuille de vocabulaire de la communication
  • L'attestation de stage