Rapport de stage — DEAES (accompagnant éducatif et social), niveau Bac pro — environ 3 200 mots. Exemple pédagogique à lire comme un modèle de structure et de rédaction (établissement et personnes fictifs, exemple pédagogique).
Introduction
Accompagner une personne âgée dans sa vie quotidienne, c'est entrer dans un lieu qui est à la fois un établissement de soins et un domicile. Cette double nature de l'EHPAD m'a intéressée dès le début de ma formation d'accompagnante éducative et sociale : comment préserver l'autonomie, les habitudes et la dignité d'une personne lorsque l'organisation collective impose ses horaires et ses contraintes ?
J'ai effectué ma période de formation pratique de huit semaines à l'EHPAD Les Tilleuls du Verger, établissement associatif de 84 places comprenant une unité de vie protégée pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés. J'ai choisi ce terrain pour deux raisons. D'une part, je souhaitais confronter à la réalité ce que j'avais appris en centre de formation sur l'aide aux actes essentiels de la vie quotidienne. D'autre part, une expérience familiale auprès de ma grand-mère m'avait fait mesurer l'importance de la relation dans l'accompagnement des personnes désorientées, et je voulais savoir si j'étais capable d'en faire mon métier.
Mes objectifs de stage, fixés avec ma formatrice référente puis validés avec ma tutrice, étaient les suivants : participer à l'accompagnement quotidien des résidents en respectant leur rythme ; comprendre le fonctionnement d'une équipe pluridisciplinaire et la place de l'AES en son sein ; contribuer à la vie sociale de l'établissement en co-animant des activités ; enfin, apprendre à rédiger des transmissions écrites claires et utiles.
Ce rapport présente d'abord l'établissement, puis le déroulement de mon stage et mes missions. J'analyse ensuite une situation professionnelle vécue dans l'unité protégée, avant de faire le point sur les compétences acquises et sur mon projet professionnel.
Plan détaillé
- Présentation de la structure
- 1.1 Identité et missions de l'EHPAD
- 1.2 Organisation et organigramme
- 1.3 Le public accueilli
- 1.4 Les outils de l'accompagnement
- Déroulement du stage et missions
- 2.1 Mon intégration et le planning des huit semaines
- 2.2 L'aide aux actes essentiels de la vie quotidienne
- 2.3 Les repas, l'hydratation et la vie sociale
- 2.4 Les transmissions et le travail en équipe
- Analyse d'une situation professionnelle : l'agitation de fin de journée d'une résidente
- 3.1 Description de la situation
- 3.2 Analyse et hypothèses
- 3.3 Actions mises en place
- 3.4 Résultats et prise de recul
- Compétences acquises et lien avec le référentiel
- Bilan personnel et projet professionnel
- Conclusion
- Remerciements
- Liste des annexes
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1. Présentation de la structure
1.1 Identité et missions de l'EHPAD
L'EHPAD Les Tilleuls du Verger est un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes géré par une association à but non lucratif, implantée dans une commune semi-rurale de taille moyenne. Il a été construit à la fin des années quatre-vingt-dix puis agrandi pour créer une unité de vie protégée. Comme tout EHPAD, il relève à la fois du secteur social et médico-social et du secteur sanitaire : il héberge, il soigne, il accompagne.
Son projet d'établissement, que j'ai pu consulter dès la première semaine, met en avant trois orientations : la bientraitance, la personnalisation de l'accompagnement et l'ouverture sur la vie locale. Concrètement, cela se traduit par des partenariats avec l'école primaire voisine, la médiathèque et un club de randonnée qui organise une marche adaptée une fois par mois.
1.2 Organisation et organigramme
L'organigramme de l'établissement (annexe 1) peut être décrit de la manière suivante. Au sommet se trouve la directrice, qui rend compte au conseil d'administration de l'association. Elle est entourée d'une adjointe administrative chargée de l'accueil, des admissions et de la facturation.
Sous la direction, trois pôles se distinguent :
- le pôle soins, placé sous la responsabilité d'une infirmière coordinatrice (IDEC), en lien avec le médecin coordonnateur présent deux jours par semaine. Il réunit les infirmières, les aides-soignantes et les accompagnantes éducatives et sociales. Une psychologue et une ergothérapeute à temps partiel y sont rattachées ;
- le pôle vie sociale, animé par une animatrice à temps plein, qui travaille avec les bénévoles et coordonne le pôle d'activités et de soins adaptés (PASA) ;
- le pôle hôtelier et logistique, qui regroupe les agents de service hospitalier, la cuisine, la lingerie et l'agent d'entretien.
Ma tutrice de stage, Mme R., est AES depuis une dizaine d'années et travaille principalement dans l'unité protégée. Elle dépend hiérarchiquement de l'IDEC. Cette position m'a permis d'observer comment une AES collabore au quotidien avec les soignants, l'animatrice et la psychologue.
1.3 Le public accueilli
Les résidents sont des personnes âgées de plus de soixante ans dont la perte d'autonomie ne permet plus le maintien à domicile, ou le rend trop risqué. La majorité ont plus de quatre-vingt-cinq ans. Le niveau de dépendance est évalué à l'aide de la grille AGGIR, qui classe les personnes en groupes iso-ressources (GIR) du plus dépendant au plus autonome. L'établissement accueille surtout des personnes en GIR 1 à 4.
L'unité de vie protégée accueille quatorze personnes atteintes de troubles cognitifs avec un risque de déambulation et de sortie non accompagnée. Les portes y sont sécurisées par un digicode, ce qui pose immédiatement la question de l'équilibre entre sécurité et liberté d'aller et venir, question souvent abordée en réunion d'équipe.
1.4 Les outils de l'accompagnement
Plusieurs outils encadrent le travail quotidien :
- le projet d'accompagnement personnalisé, élaboré dans les mois suivant l'admission avec le résident et sa famille, puis réévalué régulièrement. Il recense les habitudes de vie, les goûts, l'histoire de la personne et les objectifs d'accompagnement ;
- le dossier de soins informatisé, où chaque professionnel saisit ses transmissions ;
- les transmissions orales, à chaque changement d'équipe ;
- les documents remis à l'admission : livret d'accueil, contrat de séjour, règlement de fonctionnement et charte des droits et libertés de la personne accueillie, affichée dans le hall ;
- le conseil de la vie sociale, instance où résidents, familles et personnel s'expriment sur le fonctionnement de l'établissement.
2. Déroulement du stage et missions
2.1 Mon intégration et le planning des huit semaines
La première journée a été consacrée à la visite de l'établissement, à la présentation aux équipes et à la lecture des protocoles essentiels : hygiène des mains, prévention des chutes, conduite à tenir en cas de fausse route, circuit du linge. J'ai été placée en « doublure » de ma tutrice pendant toute la première semaine, ce qui signifie que j'observais et que j'aidais sans jamais être seule auprès d'un résident.
| Semaines | Secteur | Horaires | Objectif principal |
|---|---|---|---|
| 1 | Unité protégée, en doublure | 7 h – 14 h 30 | Observer, connaître les résidents et les protocoles |
| 2 – 3 | Unité protégée | 7 h – 14 h 30 | Participer aux levers, toilettes, petits déjeuners et repas |
| 4 | Secteur traditionnel (1er étage) | 13 h 30 – 21 h | Découvrir l'après-midi, les couchers, la relation avec les familles |
| 5 | PASA et animation | 9 h 30 – 17 h | Co-animer des ateliers, préparer une activité |
| 6 – 8 | Unité protégée | Alternance matin / après-midi | Accompagnement de résidents référents, transmissions, analyse de situation |
À partir de la deuxième semaine, ma tutrice m'a confié progressivement trois résidents dont je suivais plus particulièrement l'accompagnement, toujours sous sa supervision.
2.2 L'aide aux actes essentiels de la vie quotidienne
Le matin commence par la relève de l'équipe de nuit, puis par les levers, échelonnés selon les habitudes de chacun. Un résident, ancien boulanger, se réveille très tôt et souhaite être levé avant sept heures ; une résidente, au contraire, ne supporte pas d'être sollicitée avant huit heures trente. Respecter ces rythmes, c'est déjà appliquer le projet d'accompagnement personnalisé.
L'aide à la toilette a été la mission la plus formatrice. J'ai appris à :
- préparer le matériel et la pièce avant d'entrer dans l'intimité de la personne (température, serviettes, vêtements choisis avec elle) ;
- solliciter la personne pour qu'elle fasse elle-même tout ce qu'elle peut faire : se laver le visage, se coiffer, choisir ses vêtements ;
- respecter la pudeur en couvrant les parties du corps non concernées par le soin ;
- observer l'état cutané (rougeurs, points d'appui) et signaler toute anomalie à l'aide-soignante ou à l'infirmière ;
- utiliser les aides techniques prescrites : verticalisateur, guidon de transfert, et, pour les transferts plus lourds, lève-personne, toujours à deux.
J'ai compris que l'AES ne réalise pas d'actes de soins relevant de l'infirmière : je ne touchais pas aux pansements, je ne distribuais pas les médicaments, et je savais vers qui me tourner lorsque je constatais un problème.
2.3 Les repas, l'hydratation et la vie sociale
Les repas de l'unité protégée sont pris dans une petite salle à manger. J'y ai aidé à l'installation des résidents, à la présentation des plats et, pour certains, à la prise du repas. Pour une résidente présentant des troubles de la déglutition, les textures étaient adaptées (repas mixé, eau gélifiée) et je devais veiller à sa posture, bien assise, menton légèrement fléchi. J'ai rempli les fiches de surveillance alimentaire et hydrique demandées par l'infirmière.
L'après-midi est le temps de la vie sociale. Pendant ma semaine au PASA, j'ai co-animé un atelier mémoire autour de chansons anciennes, une séance d'épluchage de légumes pour la soupe du soir et un atelier de pliage de linge, activité qui rassure beaucoup les anciennes mères de famille. J'ai préparé seule, avec l'accord de l'animatrice, un loto des odeurs (annexe 3) : de petits flacons contenant lavande, café, cannelle, savon de Marseille. Cette activité a suscité des souvenirs et des conversations inattendues.
2.4 Les transmissions et le travail en équipe
Chaque fin de poste, je participais aux transmissions orales. J'ai appris à rédiger des transmissions écrites ciblées selon la méthode « données, actions, résultats » : on décrit ce que l'on a observé, ce que l'on a fait, puis l'effet obtenu. Ma tutrice insistait pour que j'écrive des faits plutôt que des jugements : « M. D. a repoussé l'assiette à deux reprises et a dit qu'il n'avait pas faim » plutôt que « M. D. est de mauvaise humeur ».
| Tâche | Fréquence | Autonomie atteinte en fin de stage |
|---|---|---|
| Aide au lever et à l'habillage | Quotidienne | Autonome avec résidents connus |
| Aide à la toilette au lavabo | Quotidienne | Autonome, vérification ponctuelle |
| Aide à la douche | Selon planning | Avec une professionnelle |
| Transferts avec aide technique | Quotidienne | Avec une professionnelle |
| Aide au repas, surveillance hydrique | Quotidienne | Autonome |
| Animation d'atelier | Hebdomadaire | Autonome en co-animation |
| Transmissions écrites | Chaque poste | Autonome, relecture par la tutrice |
J'ai également assisté à deux réunions de synthèse consacrées à la réévaluation du projet personnalisé d'un résident, en présence de l'IDEC, de la psychologue, de l'animatrice et d'une fille de résident.
3. Analyse d'une situation professionnelle : l'agitation de fin de journée d'une résidente
3.1 Description de la situation
Mme V., quatre-vingt-sept ans, vit dans l'unité protégée depuis un an. Ancienne couturière, veuve, elle a deux fils qui lui rendent visite le dimanche. Elle est atteinte d'une maladie d'Alzheimer à un stade modéré : elle reconnaît les visages familiers sans toujours les nommer, elle est désorientée dans le temps mais conserve un langage riche.
Lors de ma quatrième semaine dans l'unité, en poste d'après-midi, j'ai constaté que Mme V. devenait très agitée à partir de seize heures trente environ. Elle se dirigeait vers la porte sécurisée, tirait sur la poignée, et répétait qu'elle devait « aller chercher les petits à l'école ». Lorsqu'une professionnelle lui répondait qu'elle n'avait plus d'enfants à aller chercher, Mme V. pleurait ou s'énervait, et l'épisode durait parfois plus d'une heure. Un soir, elle a repoussé violemment une aide-soignante qui tentait de la raccompagner vers sa chambre.
3.2 Analyse et hypothèses
En relisant le dossier et en échangeant avec ma tutrice, j'ai d'abord compris que ce phénomène d'agitation de fin de journée est fréquent chez les personnes atteintes de troubles cognitifs : la fatigue accumulée, la baisse de la lumière et l'agitation liée au changement d'équipe peuvent l'aggraver.
J'ai ensuite formulé plusieurs hypothèses propres à Mme V. :
- une hypothèse liée à son histoire : pendant des années, la fin d'après-midi correspondait pour elle à la sortie de l'école de ses enfants. Son comportement n'était pas « absurde », il avait un sens dans son vécu ;
- une hypothèse liée à l'environnement : à cette heure, le couloir est bruyant, les familles partent, les équipes se croisent ; la porte devient un point d'attraction ;
- une hypothèse liée à notre réponse : contredire Mme V. (« vos enfants sont grands ») la confrontait à une réalité qu'elle ne pouvait pas intégrer, ce qui augmentait son angoisse.
J'ai aussi vérifié avec l'infirmière qu'aucune cause somatique n'était repérée (douleur, constipation, infection), car une agitation nouvelle peut traduire un inconfort physique que la personne n'exprime pas avec des mots.
3.3 Actions mises en place
Après en avoir parlé en transmission, l'équipe a accepté que je propose, avec ma tutrice, quelques ajustements discutés ensuite avec la psychologue :
- Valider l'émotion plutôt que corriger les faits. Au lieu de contredire Mme V., je reformulais son inquiétude : « Vous pensez à vos enfants, vous voulez être sûre qu'ils vont bien. » Puis je l'invitais à me parler d'eux, de leurs prénoms, de l'école où ils allaient.
- Anticiper le moment critique. Vers seize heures, avant les premiers signes, je proposais à Mme V. une activité en lien avec son ancien métier : trier des boutons par couleur, plier des coupons de tissu apportés par l'animatrice. Ces gestes connus l'apaisaient et l'occupaient les mains.
- Aménager l'environnement. Avec l'accord de l'équipe, nous installions Mme V. dans le petit salon, plus calme, et allumions la lumière plus tôt.
- Mobiliser la famille. L'IDEC a contacté un des fils, qui a apporté une photographie de ses enfants petits et un album. Cette photo a été placée dans sa chambre, et l'album servait de support de conversation.
- Tracer pour évaluer. Nous avons noté chaque jour, dans les transmissions, l'heure d'apparition de l'agitation, sa durée et ce qui avait été proposé.
3.4 Résultats et prise de recul
Sur les deux dernières semaines de mon stage, les transmissions montrent que les épisodes sont devenus plus courts et moins fréquents ; certains jours, Mme V. est restée calme jusqu'au dîner. Il serait toutefois malhonnête de parler de « réussite » : deux soirs, l'agitation est revenue malgré l'activité proposée, notamment un jour où l'unité manquait de personnel. Je retiens que l'accompagnement d'une personne désorientée ne se résume jamais à une technique ; il dépend de la disponibilité de l'équipe et de la constance des réponses.
Cette situation m'a appris trois choses. D'abord, un comportement qualifié de « trouble » est souvent un message : chercher son sens est une démarche professionnelle, pas une perte de temps. Ensuite, mes propositions n'avaient de valeur que parce qu'elles étaient partagées par toute l'équipe, matin et soir ; une AES seule ne change rien. Enfin, j'ai pris conscience de mes propres émotions : le soir où Mme V. a pleuré dans mes bras, j'ai eu du mal à quitter mon poste. En parler à ma tutrice m'a aidée à trouver la bonne distance, ni froide ni fusionnelle.
4. Compétences acquises et lien avec le référentiel
Le référentiel du diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social s'organise autour de grands domaines : se positionner comme professionnel dans le champ de l'action sociale, accompagner la personne au quotidien et dans la proximité, coopérer avec les autres professionnels, et participer à l'animation de la vie sociale et citoyenne de la personne. Mon stage m'a permis de travailler chacun d'eux.
| Domaine du référentiel (formulation générale) | Ce que j'ai réalisé | Niveau atteint |
|---|---|---|
| Se positionner comme professionnelle | Respect du secret professionnel, des limites de ma fonction, réflexion sur la bonne distance | Acquis |
| Accompagner au quotidien | Levers, toilettes, habillage, repas, transferts avec aides techniques | Acquis avec supervision pour les transferts |
| Coopérer avec l'équipe | Transmissions orales et écrites, participation à deux réunions de synthèse | En cours d'acquisition pour l'écrit |
| Animer la vie sociale | Co-animation au PASA, création du loto des odeurs, activité couture pour Mme V. | Acquis |
Au-delà de cette grille, j'ai développé des compétences relationnelles plus difficiles à mesurer : savoir attendre la réponse d'une personne qui cherche ses mots, adapter mon débit de parole, utiliser le toucher de manière rassurante et respectueuse. J'ai aussi appris à repérer les signes de fragilité : perte d'appétit, changement de comportement, rougeur cutanée, et à les transmettre sans attendre.
Mon principal point de progression reste l'écrit professionnel. Mes premières transmissions étaient trop longues ou contenaient des interprétations. La relecture systématique par ma tutrice m'a fait progresser, mais je dois encore gagner en concision.
5. Bilan personnel et projet professionnel
Ces huit semaines ont confirmé mon choix. J'appréhendais la confrontation avec la grande dépendance, la fin de vie et les troubles cognitifs ; j'ai découvert que ces situations sont aussi faites de moments de complicité, d'humour et de gratitude. J'ai aussi mesuré la fatigue physique du métier : les postes du matin sont intenses, et la manutention exige de respecter scrupuleusement les gestes et postures appris en formation.
Le stage m'a également fait réfléchir aux conditions de travail en établissement. Les jours de sous-effectif, il devient difficile de prendre le temps que demande chaque résident. J'ai admiré la manière dont l'équipe tentait de préserver malgré tout les moments relationnels, mais j'ai aussi compris que la bientraitance est une question d'organisation collective, pas seulement de bonne volonté individuelle.
Mon projet professionnel se précise. À court terme, je souhaite obtenir mon diplôme et travailler en unité protégée ou en PASA, car l'accompagnement des personnes atteintes de troubles cognitifs m'a passionnée. À moyen terme, j'envisage une formation complémentaire d'assistante de soins en gérontologie, qui me permettrait d'approfondir les approches non médicamenteuses. Je n'exclus pas, plus tard, de préparer le diplôme d'aide-soignante pour élargir mon champ d'intervention.
6. Conclusion
Mon stage à l'EHPAD Les Tilleuls du Verger m'a permis d'atteindre les objectifs fixés au départ : j'ai participé à l'accompagnement quotidien des résidents, compris la place de l'AES dans une équipe pluridisciplinaire, co-animé des activités et progressé dans la rédaction des transmissions. L'analyse de la situation de Mme V. a été le moment le plus marquant : elle m'a montré que l'observation, la connaissance de l'histoire de vie et la cohérence de l'équipe sont les vrais outils de l'accompagnement.
Je retiens surtout que l'EHPAD doit rester un lieu de vie avant d'être un lieu de soins. La question qui m'accompagnera dans ma future pratique est celle-ci : comment garantir à chaque résident le respect de ses habitudes et de ses choix, alors que le collectif et les contraintes de temps poussent sans cesse à l'uniformisation ? C'est, me semble-t-il, tout l'enjeu du métier d'accompagnant éducatif et social.
7. Remerciements
Je remercie la directrice de l'EHPAD Les Tilleuls du Verger de m'avoir accueillie, ainsi que l'infirmière coordinatrice pour sa disponibilité. Je remercie tout particulièrement ma tutrice, Mme R., pour sa patience, ses conseils et la confiance qu'elle m'a accordée progressivement. Merci à l'animatrice et à la psychologue, qui ont pris le temps de répondre à mes questions, et à toute l'équipe de l'unité protégée pour son accueil chaleureux. J'adresse enfin mes remerciements aux résidents et à leurs familles, qui m'ont tant appris.
8. Liste des annexes
- Annexe 1 : organigramme de l'EHPAD (schéma)
- Annexe 2 : plan de l'unité de vie protégée
- Annexe 3 : fiche de préparation de l'atelier « loto des odeurs »
- Annexe 4 : exemple de transmissions ciblées rédigées pendant le stage (anonymisées)
- Annexe 5 : grille d'observation de l'agitation de fin de journée de Mme V. (anonymisée)
- Annexe 6 : attestation de stage et grille d'évaluation de la tutrice