Oral d'ETLV en STMG : méthode, trois exemples rédigés en anglais et questions du jury

2 125 mots · ≈7 pages · Terminale · Fiche

Fiche méthode et exemples — Terminale STMG — environ 2 200 mots, exposés rédigés en anglais, commentaires en français.

Sur l'étiquette d'une étagère suédoise, on trouve un nom imprononçable, un prix et un petit dessin : un bonhomme souriant, un tournevis à la main. Ce dessin résume une stratégie entière. C'est le genre de détail concret dont un oral d'ETLV a besoin : un fait que tout le monde a vu, qu'on explique ensuite avec les notions de management, en anglais.

L'ETLV, de quoi parle-t-on ?

L'enseignement technologique en langue vivante (ETLV) est propre à la voie technologique. En STMG, il associe une langue vivante, le plus souvent l'anglais, et l'enseignement de management ou de spécialité : les deux professeurs construisent ensemble des séances où l'on étudie des situations d'organisations dans la langue étrangère. Le but n'est pas de traduire un cours de management, mais de savoir présenter, expliquer et discuter une situation d'entreprise en langue étrangère.

L'ETLV donne lieu à une évaluation orale en Terminale, conduite en langue étrangère. Le format précis (durée, support autorisé, part de l'exposé et de l'échange, prise en compte dans la note) dépend des textes en vigueur et de l'organisation de votre lycée : demandez-le à vos professeurs et ne vous fiez pas aux affirmations circulant en ligne. Dans tous les cas, l'épreuve suit la même logique : une présentation préparée d'un sujet lié à une organisation, puis un échange où l'examinateur vérifie que vous comprenez ce que vous dites.

Sommaire

  1. Méthode : choisir le sujet et construire l'exposé
  2. Boîte à outils : expressions utiles en anglais
  3. Exemple 1 : IKEA et le client qui travaille
  4. Exemple 2 : la semaine de quatre jours et la motivation
  5. Exemple 3 : une boulangerie face au numérique
  6. Questions probables de l'examinateur et réponses modèles
  7. Erreurs fréquentes

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Méthode : choisir le sujet et construire l'exposé

Choisir une organisation et une question. Le sujet idéal combine une organisation identifiable (une grande marque, une association, une PME de votre ville, l'entreprise de votre stage) et une question de management : stratégie, motivation, communication, numérique, responsabilité sociale. « IKEA » n'est pas un sujet ; « Pourquoi IKEA fait-il travailler ses clients ? » en est un.

Limiter les chiffres. On vous jugera sur votre anglais et votre raisonnement, pas sur une liste de chiffres. Ne citez que ce dont vous êtes sûr ; une formule comme one of the leading companies suffit.

Construire en quatre temps. Une accroche courte ; la présentation de l'organisation et de la question ; deux ou trois arguments, chacun appuyé sur une notion du programme ; une conclusion avec un avis personnel ou une ouverture.

Écrire, puis lâcher le texte. Rédigez l'exposé pour fixer les idées, puis réduisez-le à une carte de mots-clés. Un oral récité se repère immédiatement : intonation plate, regard fixe.

Préparer les questions. Pour chaque argument, demandez-vous : « Et si on me demandait un exemple ? Une limite ? Mon avis ? »

Boîte à outils

Fonction Expressions
Annoncer I'm going to talk about…, My presentation is divided into three parts.
Enchaîner First of all…, Moreover…, On the other hand…, As a result…
Donner un avis In my opinion…, As far as I'm concerned…, I would argue that…
Nuancer However…, It depends on…, This is not always true.
Gagner du temps That's a good question., Let me think for a second.
Conclure To sum up…, All in all…, To conclude, I would say…

Exemple 1 — Why does IKEA ask its customers to build their own furniture?

Good morning. Have you ever spent a Sunday afternoon on your bedroom floor, surrounded by wooden panels, screws and a set of instructions with no words? If so, you have worked for IKEA — for free.

IKEA is a furniture retailer founded in Sweden by Ingvar Kamprad. Today it is one of the best-known furniture brands in the world. My question is: why does IKEA ask its customers to do part of the job themselves, and is it a good strategy?

First, it is a cost strategy. Furniture sold in flat packs takes much less space in trucks and in warehouses. IKEA does not need to pay workers to assemble each table or deliver it, because the customer takes it home. These savings allow the company to offer low prices. In management, we call this a cost leadership strategy: being cheaper than competitors thanks to an efficient organisation.

Second, the customer becomes part of the value chain. In a traditional shop, a salesperson helps you; at IKEA, you take a pencil, write down the reference, find your box in the warehouse and drive it home. Researchers have even talked about an "IKEA effect": people tend to value an object more when they have built it themselves. So the effort is not only a cost for the customer; it can also create attachment to the product.

However, this model has limits. Some customers do not have a car, time or tools. IKEA now offers delivery and assembly services, sometimes through partners, but these services increase the price. The company also faces criticism about the environment, because cheap furniture can be replaced too quickly. That is why it is trying to promote second-hand products and spare parts.

To conclude, IKEA's do-it-yourself model is a clever way to reduce costs and to involve customers. In my opinion, its future depends on its ability to keep low prices while offering more services and more sustainable products. Thank you for your attention.

Pourquoi ça marche. L'accroche est concrète et un peu drôle, ce qui crée tout de suite un contact. La question est posée clairement dès le deuxième paragraphe. Chaque partie mobilise une notion du programme (stratégie de domination par les coûts, chaîne de valeur, responsabilité environnementale) sans jargon inutile. Aucun chiffre risqué n'apparaît : le candidat ne s'expose pas à une question sur une donnée qu'il ne maîtrise pas. Enfin, la partie sur les limites montre un esprit critique, ce que l'examinateur valorise.

Exemple 2 — Can a four-day week motivate employees?

Good afternoon. Imagine having every Friday off without losing any salary. It sounds like a dream, but some companies have tried it. Today I would like to answer this question: can a four-day working week really motivate employees?

First, let me explain the idea. In a four-day week, employees work four days instead of five. Sometimes the total number of hours stays the same, so each day is longer; sometimes the company reduces the total time without reducing salaries.

On the one hand, this organisation can increase motivation. According to Herzberg, some factors only prevent dissatisfaction, while others really motivate people. A long weekend improves work-life balance, reduces fatigue and can make a company more attractive when it needs to recruit. Employees may feel trusted and respected, so they become more committed.

On the other hand, it is not a magic solution. Longer days can be exhausting. Some jobs, like nursing or retail, need people to be present every day, so a four-day week is hard to organise. Managers must also rethink meetings and objectives; otherwise employees simply do five days of work in four, and stress increases.

In my opinion, a four-day week can motivate employees if it comes with real changes in organisation, not only a new timetable. Motivation does not come from a calendar but from how people are managed. Thank you.

Pourquoi ça marche. Le sujet touche à la gestion des ressources humaines, au cœur du programme de management. Le candidat définit d'abord la notion, ce qui évite les malentendus. La référence à Herzberg est exacte et utilisée avec prudence : elle sert à distinguer ce qui évite l'insatisfaction de ce qui motive vraiment. Le plan « avantages / limites / avis » est simple, mais la conclusion apporte une idée personnelle formulée nettement. Le candidat évite de citer des expériences chiffrées dont il ne connaîtrait pas les résultats exacts.

Exemple 3 — How can a small bakery compete in the digital age?

Hello everyone. In my town, there is a small bakery called "Le Fournil de Léa". It is a fictional name, but the situation is real for many small shops. Two years ago, a supermarket opened nearby with a bakery section and very low prices. So my question is: how can a small business like this bakery survive in the digital age?

First, the bakery has strengths. Its bread is made on site, the staff know their customers, and quality is better. These are its competitive advantages. But many young customers did not know the shop, because it had no online presence.

Second, the owner decided to use digital tools. She opened an Instagram account to show how bread is made every morning. She also created a click-and-collect service: customers order online in the evening and pick up their bread in the morning. This is a good example of a digital transformation adapted to a small organisation, with a small budget.

Finally, these changes have consequences for management. The owner has to spend time on social networks, answer messages and manage online orders. She trained one of her employees, who is now in charge of communication. So digital tools also change jobs and skills.

To sum up, a small bakery cannot compete on price with a supermarket, but it can compete on quality, proximity and communication. In my opinion, digital tools are not a threat for small businesses if they use them to show what makes them different. Thank you for listening.

Pourquoi ça marche. Le choix d'une petite structure, présentée clairement comme fictive, est malin : le candidat maîtrise toute l'histoire et ne risque aucune erreur factuelle. Il peut aussi s'inspirer d'un stage ou d'un commerce réel de son quartier. L'exposé mobilise des notions précises (avantage concurrentiel, transformation numérique, évolution des compétences) et suit un fil logique : situation, solution, conséquences. L'anglais reste simple mais correct, ce qui vaut mieux qu'un vocabulaire ambitieux mal prononcé.

Questions probables de l'examinateur et réponses modèles

« What is the main competitive advantage of the company you presented? » Réponse modèle (exemple 1) : I think its main competitive advantage is its low prices, which come from an efficient organisation: flat packs, big warehouses and self-service. On répond en une ou deux phrases, puis on justifie.

« Can you give me an example of a limit of this strategy? » Yes. Customers who have no car or no time may prefer a shop that delivers and assembles furniture. So the strategy does not suit everybody. L'examinateur teste la capacité à nuancer : il faut avoir prévu une limite pour chaque argument.

« Why did you choose this topic? » I chose it because I spent two weeks in a small shop during my internship, and I saw how difficult it is to attract new customers. Une réponse personnelle et sincère, reliée au parcours, est toujours bienvenue. Si vous visez un BTS en commerce ou en gestion, dites-le.

« What would you do if you were the manager? » If I were the manager, I would test the new organisation in one department first, ask employees for their opinion and then decide. Le conditionnel (If I were…, I would…) est attendu ici ; c'est l'occasion de le montrer.

« Is this strategy ethical? » It depends. Low prices are good for customers, but if they lead to overconsumption or bad working conditions, the company has a responsibility. La question renvoie à la responsabilité sociale des entreprises : un mot-clé du programme à placer.

« Can you explain this word? » (sur un terme employé dans l'exposé) Il faut pouvoir définir simplement chaque notion utilisée : A value chain is the series of activities a company carries out to create value for its customers. Ne jamais employer un terme que l'on ne sait pas expliquer.

« I didn't understand, could you say that again? » Pas de panique : reformulez plus simplement, plus lentement. Savoir reformuler est une compétence évaluée, pas un échec.

Erreurs fréquentes

  • Lire ou réciter. Le regard et l'intonation trahissent un texte appris par cœur ; parlez à partir de mots-clés.
  • Faire un exposé de langue sans management. Une jolie présentation de la marque, sans notion du programme, manque l'objectif de l'ETLV.
  • Accumuler les chiffres. Une donnée fausse ou mal prononcée (fifteen et fifty se confondent vite) fait plus de mal que de bien.
  • Traduire mot à mot depuis le français. On dit to make a profit, pas to do a benefit ; a salesperson, pas a seller man. Apprenez les expressions par blocs.
  • Négliger la prononciation des mots-clés. Strategy, employee, customer, management : entraînez-vous à les dire correctement, ils reviendront dix fois.

Conclusion

Un bon oral d'ETLV en STMG tient en une formule : une organisation concrète, une question de management, un anglais simple et maîtrisé. Les trois exemples montrent trois manières d'y parvenir : une grande marque connue de tous, un débat de société sur le travail, une petite entreprise que l'on connaît de l'intérieur. Inspirez-vous de leur construction plutôt que de leur contenu : l'examinateur valorise un sujet que vous avez fait vôtre, avec vos propres exemples et votre propre avis.